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A l’occasion de son retour à Londres, Pixiel consacre un article dédié à l’opéra de Damon Albarn et Jamie Hewlett : Journey to the West.

Les fans de Gorillaz auront reconnu le style du dessin. Le 18 août dernier est sorti Journey to the West. Il s’agit d’un album électro-pop créé par Damon Albarn, patron de Blur, Gorillaz et The Good the Bad and the Queen. Cet album de 22 pistes reprend les thèmes essentiels de l’opéra éponyme -Journey to the West, pour ceux qui ne suivent pas au fond- qui est passé au théâtre du Châtelet début 2008.
En ce qui me concerne, je suis allé voir l’opéra au Royal Opera House de Londres le 26 juillet dernier.
JttW est un opéra chinois qui raconte une des légendes les plus connues de l’histoire de ce pays et qui a été adaptée moultes fois au cinéma avec la Shaw Brothers dans les années 60, mais également par l’inénarrable Stephen Chow (A chinese Odyssey I & II). Il en fera en outre le thème de son prochain film.
En simplifié, c’est l’histoire métaphorique d’un singe qui veut avoir la puissance absolue et être l’équivalent des dieux, quel qu’en soit le coût. Bien sûr il rencontre à un moment une force plus importante que la sienne et se fait enfermer pendant 500 ans (ici sous une main géante). Il y trouvera sagesse et connaîtra des aventures avec divers compagnons d’infortune tels que Pigsy le cochon. Les habitués des films asiatiques comprendront pourquoi on retrouve ce schéma général dans 80% des productions chinoises des années 80-90 arrivant en occident…
L’opéra est mis en image par Hewlett (diffusion sur écran géant au dessus de la scène) en complément d’un opéra chinois plus classique avec ses danseurs, artistes martiaux, contorsionnistes ou encore tourneurs d’assiettes. C’est particulièrement spectaculaire et bien fait. Albarn a composé la musique de cet opéra et l’on retrouve donc les sonorités typiques de Gorillaz (surtout dans l’album où les pistes ont été réarrangées). Ajouter à cela les chants en mandarin (ou cantonais, je ne sais pas) et on obtient un ensemble très convaincant, qui comporte son lot de scène amusantes ou de moments gracieux.
La représentation à laquelle j’ai pu assister était la dernière de la saison au ROH et le final a donc été particulièrement ovationné. Un excellent moment.
Tout ce petit monde s’est retrouvé en deuxième partie de soirée au Quo Vadis pour une soirée privée assez mémorable dont mon foie a mis quelques jours à se remettre.
Si vous passez ces temps-ci à Londres, allez jeter un oeil à cet opéra ça vaut vraiment le coup même si le tarif n’est pas des plus anodins.
Armand
2 Responses to Monkey Journey to the West
Caroline
octobre 27th, 2008 at 00:24:49
Merci pour ce bien bel article! j’avais raté les dates du Châtelet (enfin, mon porte-feuille me l’avait surtout déconseillé…) et je regrette encore plus en lisant tes mots. Dommage! (car mon porte-feuille me déconseille encore plus d’aller à Londres là
)
Tu as bien eu de la chance en tout cas d’y être!
saga
octobre 27th, 2008 at 19:33:04
Chouette article en effet et le cocktail Damon-Gorillaz, ca sonne bien !
Bon puis Damon quoi… :p