Association Culturelle
In: Pixiel y était
11 fév 2008« Pour être assistant réalisateur il faut connaître trois choses : Planification, Organisation et Encadrement »
Le Premier Assistant dirige l’équipe mise en scène. Cette équipe est le lien entre tous les autres départements : lumières, machinerie, régie, décors…
Dans les grandes lignes le travail est de comprendre comment le réalisateur veut raconter l’histoire, de relever et de trouver les éléments qui composent l’histoire, objets, décor, et de mettre en place le plan de travail.
Les taches sont encore nombreuses, et pour y parvenir le premier (assistant réal) s’entoure d’une équipe composée d’un 2eme assistant, d’un 3eme et de stagiaire mise en scène.
Le 2ème Assistant est quelqu’un de très proche du premier, il intervient assez tardivement dans la préparation. Il devient extrêmement important au moment du tournage. Il organise les loges, les arrivées et départs des comédiens, il prépare les feuilles de service, s’occupe de re-ajuster le planning ! D’une manière générale on lui délègue toutes les tâches d’organisation.
Dans le cinéma, il y a beaucoup de travailleurs de l’ombre, c’est le cas du 2eme assistant ! Dans la tradition anglo-saxonne, il fait uniquement un travail de bureau. Alain Oliveri parle d’un « pivot », d’un axe fort de l’équipe mise en scène.
Le 3eme assistant réal est derrière le premier sur le tournage. Ils sont avec les stagiaires, une tache ingrate. Souvent à l’extérieur du plateau, ils sont placés tout autour du film afin d’assurer le maximum de confort à tous.
« Souvent armés d’un talkie, il vont bloquer une rue… »
Il existe une réelle intimité entre le réalisateur et l’assistant réalisateur. Le travail est long et il se fait en harmonie avec le réalisateur. Quand une équipe et un réalisateur étranger viennent en France, ils s’appuient énormément sur le Premier assistant Français et ses connaissances du terrain. Par exemple sur le Da Vinci Code, le tournage en France pour 17 jours, il a fallut 10 semaines de préparations !
Inversement, lorsqu’un réalisateur et le premier assistant partent à l’étranger, ils s’entourent de personnes du pays. Lors du tournage de BlueBerry au Mexique, l’équipe française s’est entourée d’assistants et de chefs de poste mexicains, et c’est une sécurité, une garantie de travailler comme ça. Les méthodes de travail sont internationales, résultat tout se fait facilement.
Pour arriver à être premier assistant réalisateur, il faut des qualités humaines, d’organisation, et de travail. Il ne faut jamais rien lâcher, et il n’y a pas de parcours type.
Pascal Salafa (Joyeux Noël, Da Vinci Code, Narco, …) a débuté des études de ciné en université, il a arrêté rapidement pour faire deux stages en régie, avant d’être stagiaire pendant cinq ans, puis 6ans comme second !
Ali Cherkaoui (La chute du faucon noir, …) à été formé a l’ESRA, en parallèle il a tenté de squatter des tournages. Il a insisté, et encore insisté, puis un jour un livreur apportait de l’eau sur un plateau dans le désert. Il arrive ainsi sur le tournage, quelqu’un lui demande qui il est il tente alors un coup de bluff « Je suis le nouveau stagiaire !» Il s’est ainsi retrouvé dans la cantine, il se faisait tout petit, pour ne pas se faire prendre, quand un type lui demande « Who are you ? », il répond timidement « Je suis le nouveau stagiaire ». L’homme retire ses lunettes et lui dit qu’il n’est pas le nouveau stagiaire car si un stagiaire arrivait aujourd’hui, il le saurait car il est le première assistant réal ! L’homme proposa à Ali Cherkaoui de faire de la figuration comme scribe, il a ainsi pu observer pendant 10jours comment se passait un tournage et se faire une première expérience ».
Les expériences de Nicolas Guy ou Eric Paulin sont tout aussi formidables : l’un a commencé comme chauffeur pendant 2ans, avant d’évoluer comme deuxième puis premier et l’autre a eu une trajectoire plus directe, un film comme stagiaire après une fac de ciné pour devenir premier…
Aujourd’hui, il est certain qu’il existe un grand nombre de formation, si l’on a les moyens de faire une école, il faut la faire. La meilleure formation reste bien sûr celle du terrain. Dans tous les cas, il n’y a aucune certitude du « bon » chemin et c’est dur, il faut être courageux, passionné, et amoureux de ce métier. De toute façon, les horaires sont si durs qu’une personne qui ne s’accroche pas sera vite lâchée.
Un bon assistant réalisateur sera la personne qui donnera une bonne expertise de la situation, il doit se battre pour parfois ramener le réalisateur à la raison et rendre les choses possibles. Etre assistant réalisateur, c’est être inflexible pour que toute l’équipe artistique puisse donner le meilleur de soi-même en TOUTE SÉCURITÉ.
Toute est important dans un film, sur un tournage, l’assistant se doit de donner le meilleur de lui-même.
Il y a toujours des imprévus, des galères sur un tournage, et malgré ça l’équipe réal/mise en scène doit garder une vision globale pour pouvoir optimiser la journée, en faire la meilleure qui soit !
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3 Responses to Salon du cinéma 2008 : rencontre autour du métier d’assistant réalisateur
Flo
mars 10th, 2008 at 15:36:11
Ceci est un test
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nonooo
avril 10th, 2008 at 18:28:21
çà aussi
punisherMT
juin 25th, 2012 at 22:22:59
bonjour,
Un 2nd n’organise pas les loge.
signé : un 2nd assistant ;o)